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Opération menée par l’ARPEJ

Raconte moi mon Histoire: 1914-18 Publication des textes et prix nationaux

Les textes des classes inscrites ont été reçus par les journaux de la PQR, et aussi par les délégués CLEMI jusqu’au début du mois de mai. Plusieurs journaux, hélas n’ont pas rempli leur part du contrat en publiant, comme promis, une sélection d’articles le 16 mai. Cela est regrettable et l’ARPEJ s’excuse en leur nom.

Les pages publiées par les journaux qui ont mené l’opération à bien vont être prochainement mises en ligne.

 

La sélection des douze textes qui seront primés par l’ARPEJ et recevront un prix de la Fondation Varenne sera effectuée le 2 juin par un jury composé de représentant de la Fondation Varenne, de la Mission du Centenaire et de l’ARPEJ.

La cérémonie de remise des prix sera organisée à Paris le 23 juin à 14h30 au siège du SPQR

Ecriture journalistique & Centenaire

Ecrire un article consiste avant tout à transmettre une information. Il faut donc définir, cerner l’information en question, et savoir à qui on la transmet. Ce n’est qu’à partir de ces éléments que l’angle apparaît.

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L’angle définit la façon d’aborder un récit journalistique. Il caractérise la production en ce qu’il la rend unique.

EXEMPLES

Ainsi, une grande manifestation populaire contre un nouvel impôt peut être traitée sous l’angle de la revendication des manifestants, en prenant un ou plusieurs exemples : « Marie-Annick, sage femme libérale n’arrive plus à faire face. Elle a du augmenter de 25% son activité pour se garantir un revenu équivalent depuis la mise en place du nouveau dispositif fiscal ».

Il peut aussi s’agir de la revendication en tant que telle : «  Les revendications propres à chacune des professions représentées sont dépassées par un sentiment général d’agacement de l’ensemble des travailleurs indépendants et libéraux… » ou encore de la posture des pouvoirs publics : «  au lieu de minimiser l’impact de la manifestation, la préfecture exprime son inquiétude. Deux semaines après le mouvement des bonnets rouges de Bretagne, le préfet a écrit au premier ministre pour souligner la détermination des manifestants qui ont défilé en ville aujourd’hui. »

ANGLE & FORME

L’angle peut aider à déterminer la forme. Un angle personnel sera plus facilement abordé sous forme de portrait ou reportage. Un angle analytique va souvent donner lieu à papier de fond : Ainsi l’accroche  « 10 000 emplois plus tard, Siemens renoue avec les bénéfices » ébauche le plan d’explication : retour aux bénéfices de l’entreprise, mais sur le dos de l’emploi…

L’angle permet donc de donner une couleur à un article.

Attention, un seul angle par article !

APPLICATION 14-18 

En ce qui concerne les productions liées à 14-18, il est à la fois facile et difficile de définir précisément les angles.

Mots de Guerre : la forme épistolaire n’est pas un produit journalistique. Néanmoins, dans le cadre qui nous concerne, sa construction appelle une démarche journalistique. Il faut répondre aux questions qui, quoi, quand, où, pourquoi avant d’attaquer la rédaction. Qui est le Poilu qui a écrit la lettre à laquelle on répond, de quoi parle-t-il et en quoi cela est il intéressant (sujets de sa vie quotidienne, récit d’événements marquants…), à qui écrit il et surtout pourquoi cette lettre est elle marquante ? La lettre réponse devra permettre au lecteur de sentir le lien entre auteur et destinataire et faire ressortir des informations importantes.

Noms de Guerre : il s’agit par la forme d’un portrait, donc le qui est essentiel. La réponse doit permettre de comprendre pourquoi on a choisi de faire le portrait de ce soldat là et pas un autre, quel élément a guidé votre choix (famille toujours présente dans le village, destinée familiale exceptionnelle, parcours typique d’une jeune homme de l’époque …)

Vie de Guerre. Plus descriptif, ce sujet demande le travail d’angle le plus avancé. De qui parle-t-on, où se trouve-t-on et quand précisément, doivent être évidents pour le lecteur. Le ‘pourquoi’ va structurer l’article. On doit sentir les différences dans le vécu qui est raconté, soit par opposition avec la vie quotidienne du sujet aujourd’hui, soit par analogie. Dès lors, on choisira un sujet relativement précis qui guidera les recherches et la rédaction : la nourriture, la classe, les célébrations officielles dans le village, la réception et la diffusion des informations … autant de sujets qui seront délimités géographiquement à un bassin de vie. Cela permet de choisir son angle et surtout de s’y tenir : difficulté d’habillement des femmes face à la pénurie de tissu, salles de classes désertées par les plus grands etc…

14 ans en 14. L’angle est quasiment trouvé. Il faut le décliner dans le contexte local afin de donner des informations pertinentes sur la situation des adolescents au début de la guerre, mais sous un aspect local qui permette de distinguer un article d’un autre.

STRUCTURE 

C’est dans l’accroche (ou chapeau) que le lecteur découvrira l’angle. Là où le titre invite le lecteur à lire par son caractère explicatif, surprenant, humoristique… l’accroche démontre pourquoi l’information traitée est importante.

Ensuite vient le corps du texte. Dès lors qu’on respecte une articulation logique, le texte qui nous concerne ici peut être relativement varié dans sa formulation.

Il convient, par précaution au moins, d’en faire un plan avec les élèves. Cela permet de savoir ce qui est plus ou moins important, essentiel, fondamental…bref, de hiérarchiser les informations.

L’enseignant touche là au cœur même de l’éducation aux médias sous l’angle journalistique : de quoi parle-t-on et comment en parle-t-on pour toucher au mieux le lecteur .

 JUSTIFIER

A côté de la hiérarchisation, il est indispensable de proposer des infos pertinentes en les illustrant: témoignages, document, description… sous forme de citation, dans un style indirect, en citant une source chiffrée, une donnée historique etc

Enfin, tout au long de la rédaction, l’auteur doit se demander si ce qu’il écrit est intéressant pour le lecteur : ce que j’écris apporte-t-il quelque chose de nouveau, d’important, de structurant au récit ?

Il ne sert à rien de chercher le style, la simplicité est souvent gage d’efficacité.

Concours 14-18 : Prix et Inscriptions supplémentaires

La Fondation Varenne va doter le concours de réponses aux lettres de poilus ET  le portrait d’un soldat tiré du monument au mort local. Pour permettre à tous de participer, nous ouvrons de nouveau les inscriptions jusqu’aux vacances de Noël.

La Fondation Varenne va doter de prix les lauréats de deux des opérations de Raconte-moi mon Histoire 1914-18 : Mots de Guerre et Noms de Guerre.

« MOTS DE GUERRE »

Principe

Rédiger la réponse (1500 à 2000 espaces-signes) à une lettre de Poilu en se « mettant en situation » (celle d’un fils ou fille, épouse ou nièce, petit-fils ou petit-frère, etc.).

Le concours national est doté de 12 prix par la Fondation Varenne. Cette dotation nationale est de 3000 € (ordinateurs, appareils de photo)

« NOMS DE GUERRE».

Principe

Les classes ou groupes (clubs « presse » par exemple) arrêtent un nom inscrit sur le monument aux morts de leur commune. A partir de ce nom, ils remontent le fil d’une histoire dont ils en font la rédaction (3000 espaces-signes). Chaque texte sera illustré de façon pertinente par une photo.

Cet exercice vise à amener les jeunes et leurs enseignants à interroger la mémoire des familles ou des groupes sociaux en général pour mieux connaître cette période est un des objectifs de cette opération.

L’idée est de travailler comme un journaliste qui remonte le fil de l’information pour aboutir à une vérité. Ce travail est accompagné, quand cela est possible, par un journaliste qui aide les jeunes à mener leur propre enquête. Les jeunes reçoivent alors les rudiments du travail d’enquête dans le cadre d’une opération classique d’éducation aux médias.

Ce concours national est doté de 12 prix par la Fondation Varenne. Cette dotation nationale est de 3000 € (ordinateurs, appareils de photo)

Les enseignants qui ne sont pas déjà inscrits via le CLEMI peuvent déposer leur inscription en remplissant le formulaire accessible ici jusqu’au 20 décembre

RMMH 1914-1918: Calendrier

Les inscriptions à l’opération se terminent le 15 octobre 2013.

Ensuite, les journaux auxquels vous êtes associés prendront contact avec vous pour vous indiquer comment leur adresser logoRMMH1418les articles des élèves.

La date butoir de retour des articles est fixée au 31 mars 2014.

La publication des meilleurs articles est prévue le 16 mai 2014.

Opération nationale autour du Centenaire de la Première Guerre mondiale

Tout au long de l’année scolaire 2013- 2014, l’ARPEJ organise une opération spéciale liée au Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Baptisée Raconte moi mon Histoire : 1914-1918, elle se traduira par la publication d’articles rédigés par des élèves dans les colonnes des journaux régionaux (en mai 2014), ainsi que par un concours organisé avec la fondation Varenne.

Les inscriptions seront réalisées auprès du CLEMI ou après des responsables ‘presse à l’école’ de chacun des journaux.

logoRMMH1418

 

Cinq ateliers différents sont proposés :

Le premier projet, baptisé Mots de Guerre fait l’objet d’un concours, doté par la Fondation Varenne. Il s’agit pour la classe ou le club presse de rédiger la réponse à une lettre de Poilu, en se « mettant en situation » (celle d’un fils ou fille, épouse ou nièce, petit-fils ou petit-frère, etc.). Chaque texte sera compris entre 1500 et 2000 signes. Les lettres auxquelles les concurrents sont appelés à répondre, sont choisies, avec l’enseignant parmi toutes les sources à disposition de la classe : recueils édités, archives, fonds familiaux,  etc. Chaque journal organise une sélection au niveau académique pour participer au concours national doté par la Fondation Varenne. La remise des prix aura lieu sur un site de mémoire, lié aux célébrations du Centenaire.

Les autres ateliers ne constituent pas des concours à proprement parler, mais les productions sont vérifiées par les journaux concernés avant publication en ligne et sur papier.

Noms de Guerre est un travail de rédaction journalistique à partir d’un monument aux morts. La classe choisit un nom sur le monument de sa commune et rédige un portrait du soldat en question (2000 signes). Ce texte s’accompagne d’une notice qui explique et argumente le choix du personnage.

Enfants de Guerre vise la rédaction d’articles sur la jeunesse pendant le conflit, autour du thème « avoir 14 ans en 14 » (2000 signes maximum). Ce travail favorisera la recherche de témoignages et d’archives, ainsi que l’interview. Il doit s’accompagner d’une illustration d’époque ou contemporaine (objet, lettre, dessin retrouvé…)

Vie de Guerre est destiné à décrire la vie quotidienne pendant la Guerre (2000 signes maximum). Les classes sont invitées à rédiger un article sur ce sujet ayant un lien avec leur cursus (pour les filières professionnelles et agricoles) ou leur environnement géographique immédiat.

Images de Guerre Il s’agit d’une sélection d’illustrations du conflit réalisées par les classes inscrites à l’opération Petits Artistes de la Mémoire, menée par la Fondation Varenne. (Dessins d’illustration de textes ou d’événements sous la forme de carnets de voyage). Chaque journal publie les productions en ligne et sélectionne un ou deux clichés pour les publier.

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