Internet sert de plus en plus à s’informer

Publié le 3 mai 2010 dans Sondages, études

Les dif­fé­rents usages d’Internet appar­tiennent désor­mais au quo­ti­dien des Fran­çais, sur­tout des plus jeunes. Son uti­li­sa­tion pour la recherche d’information s’accompagne d’une désaf­fec­tion pour la lec­ture de la presse papier.

Un nombre crois­sant de Fran­çais consi­dère désor­mais Inter­net comme une source d’information incon­tour­nable. Dans l’enquête tns sofres pour EPIQ (Étude de la Presse d’Information Quo­ti­dienne) parue début 2010 et inti­tu­lée « Les Fran­çais et Inter­net » (1) 72% des 15–24 ans estime qu’il est « une source d’information impor­tante ». 14 % d’entre eux le qua­li­fie « de source d’information par excel­lence ». Un chiffre en pro­gres­sion de six points par rap­port à l’étude pré­cé­dente réa­li­sée en mai/juin 2006.

Plus d’un tiers de cette même tranche d’âge (35%) choi­sit cette asser­tion : « Inter­net est une source d’information qui rem­place les jour­naux car il per­met de trou­ver toutes les infor­ma­tions ». Un pour­cen­tage qui des­cend à 23% pour les 35–59 ans. Une répar­ti­tion régio­nale, mais sans dis­tinc­tion d’âge est assez sur­pre­nante lorsqu’on sait que Bre­tagne et Alsace sont les régions où on lit le plus la presse écrite, du moins les quo­ti­diens régio­naux. En effet, si la moyenne s’établit à 26%, l’Alsace, la Franche Comté, Pro­vence Côte d’Azur et Corse sont au-dessus avec res­pec­ti­ve­ment 32, 30 et 30%. L’Auvergne, le Limou­sin et la Bre­tagne sont en des­sous, avec 20, 18 et 15 %.
Pour toutes les tranches d’âge, les dif­fé­rents usages d’Internet s’inscrivent de plus en plus dans le quo­ti­dien des Fran­çais. Suivre l’actualité est un de ceux qui pro­gresse le plus (8 points). 37 % des inter­nautes se connectent « sou­vent » pour le faire.
L’étude Fré­quence écoles (2), très lar­ge­ment relayée dans la presse et sur Inter­net, consacre quelques lignes à « s’informer en consul­tant les actua­li­tés d’Internet ».  57,3 % des son­dés disent consul­ter les actua­li­tés sur le Net. Le volet qua­li­ta­tif de l’enquête a per­mis ce constat : les jeunes « ne consultent géné­ra­le­ment pas la presse en ligne, mais les encarts d’informations de leur boîte mail ou de leur four­nis­seur d’accès à Inter­net. Pré­ci­sons égale­ment que par « actua­lité », il s’agit bien sou­vent d’actualité sportive. »

Les maga­zines plus que les quotidiens

Tou­jours d’après Fré­quence écoles « les 21,9 % de jeunes qui consultent sou­vent les actua­li­tés sur Inter­net sont majo­ri­tai­re­ment des lycéens, notam­ment en classe de terminale… »

Même si le cor­pus est réduit — 150 étudiants en école de com­mu­ni­ca­tion, de 18 à 25 ans, de Paris et de pro­vince -, le son­dage réa­lisé « on-line » du 19 au 30 mars, détaillé dans un post inti­tulé « Les étudiants face à la presse », publié sur owni, donne des éléments inté­res­sants. Il s’agissait d’analyser les com­por­te­ments de lec­ture de la presse par les étudiants. Pour eux, la presse papier souffre de fai­blesses struc­tu­relles. Le renou­vel­le­ment du lec­to­rat est loin d’être acquis.
La lec­ture des maga­zines, en hausse, s’effectue aux dépens de celle de la PQN et sur­tout de la PQR. Quant à Inter­net et aux gra­tuits, ils béné­fi­cient d’un net engoue­ment. Et pour­tant, les étudiants (sur­tout dans les grandes écoles) béné­fi­cient sou­vent de la vente par tiers ou de la mise à dis­po­si­tion de titres de la PQN. C’est pour cette rai­son que Le Monde, Les Échos et le Figaro figurent parmi les titres les plus lus. Les titres de la PQR ne sont lus que par 10.4 % des son­dés. Une com­pa­rai­son entre des grandes écoles ou des cam­pus où le titre cor­res­pon­dant de la PQR est dis­tri­bué four­ni­rait sans doute des éléments intéressants.

Lec­ture des gra­tuits et des maga­zines (people, pro­fes­sion­nels, écono­miques) se font à parts égales. La pre­mière pour l’accès aux « brèves », la seconde pour l’analyse et la réflexion (les «sérieux »), la détente pour l’info « sans inté­rêt » des people. Seuls 23,7 % des étudiants lisent plus de quatre jour­naux ou maga­zines,  17,1 % n’en lisent qu’un par semaine.
Quant à Google rea­der et Google actu, nombre d’étudiants les assi­milent à un sup­port d’information à part entière ! Et sur Face­book, ils ne sont guère adeptes des groupes d’ « amis » des journaux.

Sources : Infor­mer autre­ment , tns SofresFré­quence écoles.

1) L’enquête télé­pho­nique a été réa­li­sée chaque jour pen­dant deux mois auprès d’un très large échan­tillon de 5057 per­sonnes repré­sen­ta­tives de la popu­la­tion de +15 ans rési­dant en France . plu­bliée fin février 2010

2) L’enquête socio­lo­gique, finan­cée par la Fon­da­tion pour l’Enfance s’intitule « Com­prendre le com­por­te­ment des enfants et ado­les­cents sur Inter­net pour les pro­té­ger des dan­gers » Sa métho­do­lo­gie est expo­sée au début du rap­port complet.

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