Semaine de la presse à l’école, comment s’inscrire ?

La 27e Semaine de la presse et des médias dans l’École® se déroulera du lundi 21 au samedi 26 mars 2016 en France métropolitaine.Dans les collectivités d’outre-mer, les dates et les modalités de cette manifestation sont arrêtées par chaque recteur ou vice-recteur.

Les élèves qui produisent un média scolaire peuvent l’inscrire en tant que média à la Semaine de la presse et des médias dans l’École®.

Le thème choisi l’an passé, « La liberté d’expression, ça s’apprend », est maintenu

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FONCTIONNEMENT

Les établissements scolaires reçoivent gratuitement les titres de presse mis à disposition par les éditeurs de presse partenaires. Les journalistes se déplacent bénévolement pour participer aux conférences et aux tables rondes organisées dans les établissements scolaires.

Tous les médias peuvent s’inscrire à la Semaine de la presse et des médias dans l’École® pour autant qu’ils aient un numéro de commission paritaire, quels qu’en soient l’opinion, l’illustration, le contenu rédactionnel ou la ligne éditoriale.

INSCRIPTIONS

Ecoles et des établissements scolaires sur le site du Clemi  du jeudi 7 janvier au samedi 6 février 2016.

L’inscription des médias (y compris les médias scolaires et lycéens) se fait du lundi 9 novembre au vendredi 11 décembre 2015.

OBJECTIF 2016 : ouverture aux familles

Pendant la Semaine de la presse et des médias dans l’École®, les établissements scolaires et les médias partenaires seront invités à organiser des portes ouvertes afin d’associer les familles plus largement à cette opération. Il s’agit ainsi de favoriser la continuité pédagogique dans et hors l’école, tout en valorisant les productions des jeunes auprès des adultes et en encourageant le dialogue intergénérationnel.

 

La Liberté d’expression, ça s’apprend !

La 26e semaine de la Presse et des Médias dans l’Ecole s’est ouverte vendredi 20 mars. Les journaux de la presse locale sont particulièrement investis

Journaux gratuits dans les classes

Comme chaque année, les classes inscrivent à l’opération reçoivent des assortiments de journaux locaux et nationaux gratuitement. Au total, la PQR offre 170 000 exemplaires, acheminés par La Poste.Nouvelle République13 MARS

 

A cette occasion, les titres ont publié un texte commun dans leur édition du 13 mars, celle distribuée pendant la Semaine de la Presse dans les établissements scolaires, afin de rappeler l’engagement des journaux locaux dans l ‘éducation aux médias

 

Un journal, une ressource

Plusieurs journaux ont profité de cette occasion pour approfondir le thème de la liberté d’expression.

Dans le sillage des événements de janvier dernier, il est essentiel de poser clairement le cadre de l’exercice de ce droit, tant pour les professionnels des médias que pour tous les citoyens qui publient eux aussi, en ligne ou sur des supports papdoubleSOier comme des journaux associatifs, scolaires …

 

Une version en ligne de ce texte, destiné à fournir un support de travail aux enseignants est disponible ici

L’éducation  aux médias, un engagement permanent

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Cette opération est l’occasion pour les journaux régionaux et départementaux de rappeler que l’éducation aux médias s’inscrit dans la durée. Cela peut commencer avec la simple lecture d’un journal en classe, d’un travail autour de la Une, d’exercices de recherche, ou de la création d’un journal dans l’établissement.

 

Le public jeune, adolescent, les jeunes adultes constituent des sujets d’information mais aussi un public auquel s’adressent les journaux

 

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Je suis l’actu, les jeunes dessinateurs (17-25) publient dans la Nouvelle République

“ Je suis l’actu ! ” : La Nouvelle République propose à des jeunes de 17 à 25 ans de lui adresser des dessins sur l’actualité chaque semaine. Une occasion à saisir avec peut-être au bout une publication dans le journal. 

Parler de la liberté de la presse à partir des Unes sur l’attentat à Charlie Hebdo

La liberté d’expression été attaquée. Les journaux français et étrangers ont répondu par des Unes explicites, des hommages poignants et la réaffirmation de leur conviction dans la défense des principes de la démocratie.
Ces documents constituent un excellent support pour aborder le drame du 7 janvier, aborder la liberté d’expression et au-delà engager une action d’éducation aux médias, à travers des comparaisons, des discussions, une réflexion. Il peut être intéressant de tenter de classer ces unes par type : symbolique, explicative, hommage, combattive, informative…

Vous trouverez ci-dessous l’intégralité des unes des journaux de la PQR du 7 janvier :

PQRD 1

 

PQRD2

 

PQRD 3

PQRD 4

 

PQRD 5

 

Parmi les supports pédagogiques disponibles, il est possible de se reporter à notre fiche sur les fonctions de l’illustration et  celle consacrée à la comparaison des unes de quotidiens de la PQR .
Le CLEMI a créé une page spéciale sur son site pour proposer ressources et outils pédagogiques

 

Le Huffingtonpost propose une sélection relativement complète de ces Unes (cliquer sur l’image pour accéder à la sélection).

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La sélection comporte des titres gratuits, de la presse nationale et internationale qui donne non seulement un élément de comparaison mais aussi d’ouvrir le débat sur la relation entre le journal et ses lecteurs.

 

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A ce titre, la lecture des discussions en direct entre rédaction et lecteurs est particulièrement enrichissante.
Ce message de la rédaction du Monde en réponse à la question d’un lecteur témoigne du besoin d’information sur l’information et atteste de la relation égalitaire que peuvent proposer les réseaux sociaux et la technologie.

 

 

 

 

 

Rien n’est acquis, rien n’est perdu

Expression personnelle

« Liberté de la presse, liberté d’expression… ». Alors que de l’autre côté de Paris on tirait sur des journalistes, je discutais mercredi matin au syndicat de la presse régionale de la nécessité de rappeler la valeur de ces principes dans nos actions d’éducation aux médias. D’un air mi-convenu, mi-convaincu, j’ai affirmé : « Même si, chez nous, la question est moins urgente il ne faut pas oublier de rappeler aux jeunes la richesse de la liberté de la presse. »

Unknown

Confit d’évidences, me voilà honteux d’avoir oser considérer ce pilier de notre société démocratique comme un passage obligé. L’horreur des événements intervenus à Charlie Hebdo démontre que la liberté de la presse est en danger, fragile et n’est jamais acquise. Elle s’apprend et s’acquiert, dans ses droits comme dans ses obligations, son pouvoir et ses limites, comme d’autres libertés fondamentales. Elle se défend et elle s’enseigne aussi, dans les écoles de journalisme pour son aspect pratique et sa confrontation aux autres libertés, dans sa composante universelle dans l’enseignement supérieur, dans sa dimension sociale et démocratique à l’école, au collège, au lycée, et au-delà.

Alors que nous travaillons, journalistes et enseignants, à la définition du champ de l’éducation aux médias, rappelons nous qu’ici, le fond prime sur la forme, que l’existence de réseaux et médias digitaux, audio-visuels, papier… ne constitue qu’une matérialisation de cette liberté d’expression dont la liberté de la presse est un aboutissement.

La disparition de nos collègues doit renforcer notre travail et notre engagement. Pouvoir publier ce que l’on pense, écrire ce que l’on sait sont des acquis essentiels, obtenus après plus de deux siècles d’efforts. Il ne faut pas les perdre et nous devons lutter pour les défendre. Les journalistes se doivent de redoubler de rigueur et d’intelligence, de ne pas céder à la facilité et refuser le dénigrement. Aux enseignants de les accompagner (et les solliciter le cas échant !) pour expliquer l’importance de la presse, la richesse de sa diversité, aider les élèves à se construire un esprit critique face à la sollicitation médiatique qui les cerne en permanence et comprendre que les actes horribles commis à Charlie Hebdo sont et resteront à jamais inacceptables.

Etienne Millien, secrétaire général de l’ARPEJ

Le Bien Public, nouvelles actions en janvier après une année bien remplie

Le quotidien de Dijon et de la Côte d'Or va reprendre ses actions d'éducation aux médias en janvier.
L'an passé, il a organisé ou collaboré à quatre opérations:
Apprentis reporters Dijon
Les Apprentis reporters, édition 2013-2014

Onze ateliers dans onze établissements différents, dans tout le département.
Six établissements ont travaillé sur la thématique: « La vie de mon établissement dans son quartier ou dans sa commune ».
Cinq établissements ont travaillé sur la thématique « Centenaire de la première guerre mondiale ».
Chaque atelier aboutit à la publication d'une double page dans le journal.
Opération BTS agricole
A l'occasion du colloque « Partir-Venir : voyage, mobilité, migration » organisé le jeudi 30 janvier 2014 par la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAF), six BTS agricoles des lycées de Plombières et Quetigny ont été formés à l'écriture journalistique et ont publié dans le journal du 6 février un compte-rendu du colloque.
petit journal ds lycéens bourguignonsLe petit journal des lycéens bourguignons

Le conseil régional de Bourgogne a lancé « Le petit journal des lycéens bourguignons, afin de faire réaliser à des lycéens un journal de quatre pages sur les questions de discrimination, du développement durable, ou  encore de la place de la femme dans la société.
Le Bien Public a publié le 27 mars, dans une double page spéciale, le meilleur de la production des élèves. (cliquer sur le titre ou ici pour accéder à  la liste des travaux via le site du CLEMI de Dijon)

Dans les coulisses de Théâtre en mai

À l'occasion du festival Théâtre en mai, une classe de 2nde du Lycée Charles de Gaulle à Dijon a été formée à l'écriture journalistique et a publié, le 30 mai, une double page sur les coulisses du festival
et sur une des créations de cette année, Candide.

Evaluation positive : reportage

L’évaluation positive, est ce que ça marche ? 

Dans son édition en ligne NR Jeunes Express, destinée aux élèves et étudiants, la Nouvelle République a consacré un reportage sur l’évaluation positive, une expérimentation qui a animé les débats dans les salles de profs et les cours de récréation à la rentrée scolaire.

 

NRJeunes

Evaluation positive, un plus pour les collégiens moyens

« Alors que les collégiens entrent dans la dernière ligne droite du 1 er trimestre, certains ont peu ou pas de notes. Mais des appréciations plus encourageantes. »

Cette évaluation (positive) doit participer à améliorer le climat de classe, permettre à chaque élève de se sentir plus confiant et davantage concentré sur son travail. C’est ainsi que l’expérimentation académique sur l’évaluation des élèves au collège a été présentée aux parents d’élèves concernés au collège d’Onzain … (suite)

 

 

NRJeunes Express dispose aussi d’une page Facebook

Semaine école-entreprise

A l’occasion de la semaine Ecole-entreprise, les journaux régionaux se penchent sur la relation entre ces deux univers si différents :

L’Alsace, le 17 novembre

Ecole-entreprise : la fin du mépris

« Des dogmes sont tombés, des deux côtés », reconnaît le Medef, qui organise cette semaine avec le ministère de l’Éducation une semaine école-entreprise. Oui, mais que chacun reste maître chez soi, précise le syndicat FSU.

« Être entrepreneur, c’est avoir la liberté de décider et d’agir » : ainsi s’exprime Martin, fondateur de la société Martin Plastic, dans un fascicule distribué à 50 000 exemplaires dans les établissements scolaires. Le prétexte ? La Semaine école-entreprise, qui débute ce lundi.

Elle entraîne nombre d’initiatives dans nos régions. Florence Poivey, présidente de la commission formation du Medef, en pointe deux : « Les boss invitent les profs », initiée en Alsace, qui a débouché sur 1800 déjeuners partagés, et « La classe en entreprise », qui met une classe en immersion totale en entreprise, jusqu’à trois jours.

(suite)

Raconte-moi une entreprise

entreprise

 

Cet événement est l’occasion de rappeler l’existence de ce concours original mené par la Fondation Varenne, le Rectorat de l’Académie de Clermont-Ferrand et le Groupe de presse La Montagne Centre-France qui vise à la rédaction d’articles sur des sociétés, par des élèves, avec publication en ligne et en édition papier.

Remise des prix du concours Raconte Moi Mon Histoire 1914-18

Les lauréats du concours Raconte Moi mon Histoire 1914 organisé par le SPQR et la Fondation Varenne ont reçu leurs prix lundi à Paris.

 

Malgré la proximité des examens, trois classes primées dans ce concours ont pu se rendre au siège du SPQR lundi dernier pour recevoir leurs prix des mains de Jean-Viansson Ponté, président du syndicat, Daniel Pouzadoux, le président de la Fondation Varenne et Joseph Zimmet, le directeur de la Mission du Centenaire.

Ce dernier a notamment relevé la nature unique du lien de proximité et de transmission tissé par les journaux régionaux et départementaux avec la population. « La presse quotidienne régionale permet de parler à tout le monde, en particulier dans tous ces villages qui n’ont pas été directement sur le front, mais qui ont aussi connu la guerre. L’action pédagogique est la priorité de la Mission du centenaire. 650 projets ont sollicité le label, et beaucoup contribuent à donner le goût de l’Histoire, de la lecture, de la confrontation des points de vue. L’objectif est de s’approprier le patrimoine de la Grande Guerre. »
Plus de 400 classes se sont inscrites à cette opération, soutenue par le CLEMI. Sa nouvelle directrice, Divina Frau-Meigs constate que les productions des élèves s’inscrivent aussi dans une continuité historique « Ces écrits et ces recherches témoignent aussi qu’ils ne sont pas morts pour rien. » a-t-elle déclaré.
Les réponses de lettres de Poilus et les portraits de soldats primés manifestent non seulement une appréhension historique de la part des élèves, mais aussi un effort de compréhension et d’assimilation   permis par cette pratique d’éducation aux médias Jean Viansson-Ponté, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale l’ a d’ailleurs souligné:« Tous ces jeunes ont fait œuvre journalistique : recherche, vérification, mise en forme. »

 

Les prix, dotés par la Fondation Varenne :

Catégorie Lycées

1/ Mots de Guerre, Lettre réponse à une lettre de Poilu

 1e 1ère L Lycée Europe de Cholet – un chèque de 800 euros

2e Lycée St Joseph de La Roche sur Yon = Chèque de 400 euros

3e Lycée Amélie Zurcher Wittelsheim = 3 appareils photos 

 

2/ Nom de Guerre : portrait de Poilu de la commune

1e 1ère S LEGTA de Chateauroux chèque de 800 euros

2 Lycée Vaunevargues chèque de 400 euros

 

Catégorie Collège

1/ Mots de Guerre, réponse à une lettre de Poilus

1e Collège St Exupéry de Mâcon chèque de 800 euros

2e classe de 3e5 Collège Soutine de St Prest chèque de 400 euros

3e ex-aequo 3e2 Collège Salagou Clermont-l’Hérault 3 appareils photo

3e ex-aequo 3eY Collège Aimé Césaire La Réunion

2/ Nom de Guerre : portrait d’un Poilu de la commune

1e Collège Lapierre de Lormont chèque de 800 euros

Résultats Concours Raconte Moi Mon Histoire 14 18

logoRMMH1418
Le travail de 10 classes a été sélectionné par un jury composé de Daniel Pouzadoux, président de la Fondation Varenne; Alexandre Laffon, conseiller pédagogique de la Mission du Centenaire et Etienne Millien, délégué général de l’ARPEJ.

Le jury s’est réuni au lycée Bernard Palissy d’Agen le 2 juin et a travaillé à partir d’une présélection de textes, réalisée par le délégué général de l’ARPEJ et le CLEMI, sur la base des textes publiés par les quotidiens de la presse régionale, les textes reçus par la Fondation Varenne, ceux mis en ligne par le CLEMI de l’Académie Nancy-Lorraine et ceux reçus directement par l’ARPEJ.
Le CLEMI national, et notamment la responsable de la Semaine de la presse à l’école Elsa Santamaria, a orchestré les inscriptions des classes en début d’année et suivi le projet jusqu’à son terme.

Les vainqueurs :

Lycée Vauvenargues Aix-en-Provence (13)
Collège du Salagou 3ème 2 Clermont l’Hérault (34)
Collège Soutine 3ème 5 Saint-Prest (28)
Collège Lapierre 3ème, Lormont (33)
1èreS-LEGTA Agricole Naturapolis, Chateauroux (36)
Lycée Europe, 1°L Cholet (49)
Collège Aimé Césaire, 3Y, La Réunion (974)
Collège Saint Exupéry, Mâcon (71)
Lycée Amélie Zurcher, 1e ES (bluntzer), Wittelsheim (68)
Lycée Saint-Joseph, 1ère ES/L La Roche-Sur-Yon (85)

Chaque classe recevra un prix en matériel d’une valeur de 500€ de la part de la Fondation Varenne lors de la remise des prix qui s’effectuera le 23 juin prochain à 14h30 à Paris, au siège du SPQR.

Raconte moi mon Histoire: 1914-18 Publication des textes et prix nationaux

Les textes des classes inscrites ont été reçus par les journaux de la PQR, et aussi par les délégués CLEMI jusqu’au début du mois de mai. Plusieurs journaux, hélas n’ont pas rempli leur part du contrat en publiant, comme promis, une sélection d’articles le 16 mai. Cela est regrettable et l’ARPEJ s’excuse en leur nom.

Les pages publiées par les journaux qui ont mené l’opération à bien vont être prochainement mises en ligne.

 

La sélection des douze textes qui seront primés par l’ARPEJ et recevront un prix de la Fondation Varenne sera effectuée le 2 juin par un jury composé de représentant de la Fondation Varenne, de la Mission du Centenaire et de l’ARPEJ.

La cérémonie de remise des prix sera organisée à Paris le 23 juin à 14h30 au siège du SPQR

Ecriture journalistique & Centenaire

Ecrire un article consiste avant tout à transmettre une information. Il faut donc définir, cerner l’information en question, et savoir à qui on la transmet. Ce n’est qu’à partir de ces éléments que l’angle apparaît.

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L’angle définit la façon d’aborder un récit journalistique. Il caractérise la production en ce qu’il la rend unique.

EXEMPLES

Ainsi, une grande manifestation populaire contre un nouvel impôt peut être traitée sous l’angle de la revendication des manifestants, en prenant un ou plusieurs exemples : « Marie-Annick, sage femme libérale n’arrive plus à faire face. Elle a du augmenter de 25% son activité pour se garantir un revenu équivalent depuis la mise en place du nouveau dispositif fiscal ».

Il peut aussi s’agir de la revendication en tant que telle : «  Les revendications propres à chacune des professions représentées sont dépassées par un sentiment général d’agacement de l’ensemble des travailleurs indépendants et libéraux… » ou encore de la posture des pouvoirs publics : «  au lieu de minimiser l’impact de la manifestation, la préfecture exprime son inquiétude. Deux semaines après le mouvement des bonnets rouges de Bretagne, le préfet a écrit au premier ministre pour souligner la détermination des manifestants qui ont défilé en ville aujourd’hui. »

ANGLE & FORME

L’angle peut aider à déterminer la forme. Un angle personnel sera plus facilement abordé sous forme de portrait ou reportage. Un angle analytique va souvent donner lieu à papier de fond : Ainsi l’accroche  « 10 000 emplois plus tard, Siemens renoue avec les bénéfices » ébauche le plan d’explication : retour aux bénéfices de l’entreprise, mais sur le dos de l’emploi…

L’angle permet donc de donner une couleur à un article.

Attention, un seul angle par article !

APPLICATION 14-18 

En ce qui concerne les productions liées à 14-18, il est à la fois facile et difficile de définir précisément les angles.

Mots de Guerre : la forme épistolaire n’est pas un produit journalistique. Néanmoins, dans le cadre qui nous concerne, sa construction appelle une démarche journalistique. Il faut répondre aux questions qui, quoi, quand, où, pourquoi avant d’attaquer la rédaction. Qui est le Poilu qui a écrit la lettre à laquelle on répond, de quoi parle-t-il et en quoi cela est il intéressant (sujets de sa vie quotidienne, récit d’événements marquants…), à qui écrit il et surtout pourquoi cette lettre est elle marquante ? La lettre réponse devra permettre au lecteur de sentir le lien entre auteur et destinataire et faire ressortir des informations importantes.

Noms de Guerre : il s’agit par la forme d’un portrait, donc le qui est essentiel. La réponse doit permettre de comprendre pourquoi on a choisi de faire le portrait de ce soldat là et pas un autre, quel élément a guidé votre choix (famille toujours présente dans le village, destinée familiale exceptionnelle, parcours typique d’une jeune homme de l’époque …)

Vie de Guerre. Plus descriptif, ce sujet demande le travail d’angle le plus avancé. De qui parle-t-on, où se trouve-t-on et quand précisément, doivent être évidents pour le lecteur. Le ‘pourquoi’ va structurer l’article. On doit sentir les différences dans le vécu qui est raconté, soit par opposition avec la vie quotidienne du sujet aujourd’hui, soit par analogie. Dès lors, on choisira un sujet relativement précis qui guidera les recherches et la rédaction : la nourriture, la classe, les célébrations officielles dans le village, la réception et la diffusion des informations … autant de sujets qui seront délimités géographiquement à un bassin de vie. Cela permet de choisir son angle et surtout de s’y tenir : difficulté d’habillement des femmes face à la pénurie de tissu, salles de classes désertées par les plus grands etc…

14 ans en 14. L’angle est quasiment trouvé. Il faut le décliner dans le contexte local afin de donner des informations pertinentes sur la situation des adolescents au début de la guerre, mais sous un aspect local qui permette de distinguer un article d’un autre.

STRUCTURE 

C’est dans l’accroche (ou chapeau) que le lecteur découvrira l’angle. Là où le titre invite le lecteur à lire par son caractère explicatif, surprenant, humoristique… l’accroche démontre pourquoi l’information traitée est importante.

Ensuite vient le corps du texte. Dès lors qu’on respecte une articulation logique, le texte qui nous concerne ici peut être relativement varié dans sa formulation.

Il convient, par précaution au moins, d’en faire un plan avec les élèves. Cela permet de savoir ce qui est plus ou moins important, essentiel, fondamental…bref, de hiérarchiser les informations.

L’enseignant touche là au cœur même de l’éducation aux médias sous l’angle journalistique : de quoi parle-t-on et comment en parle-t-on pour toucher au mieux le lecteur .

 JUSTIFIER

A côté de la hiérarchisation, il est indispensable de proposer des infos pertinentes en les illustrant: témoignages, document, description… sous forme de citation, dans un style indirect, en citant une source chiffrée, une donnée historique etc

Enfin, tout au long de la rédaction, l’auteur doit se demander si ce qu’il écrit est intéressant pour le lecteur : ce que j’écris apporte-t-il quelque chose de nouveau, d’important, de structurant au récit ?

Il ne sert à rien de chercher le style, la simplicité est souvent gage d’efficacité.

Semaine de la presse à l’école 24-29 mars 2014

Thématique : « Une info, des supports »

La 25ème semaine de la presse à l’école se déroulera du 24 au 29 mars prochain. Sa thématique permet d’aborder tous les aspects de la vie actuelle des médias :

-identification de l’information (cette information est elle intéressante, pourquoi vaut elle d’être rapportée, est elle importante pour tous les types de médias? etc)

-traitement de l’information (quelle place et quelle forme lui donner, vaut elle une illustration visuelle/sonore : photo, reportage, interview, témoignage…)

-temporalité de l’information (doit elle être publiée sur le site web du journal/de la radio/télé ? quel traitement lui donner sur le super papier, radio, télé? comment son traitement évolue-t-il : angles, commentaires, illustrations graphiques ?)

-complémentarité des modes de diffusion (traditionnel, déclinaisons web, facebook, place des pure players numériques…)

-compétences, formation des journalistes, mutations de la relation avec le récepteur de l’information à travers les outils numériques…

 

La semaine de la presse repose sur 3 piliers : 

Les éditeurs de presse offrent plus d’un million d’exemplaires de leurs publications et financent cet acheminement.

Les journalistes se déplacent bénévolement pour participer aux conférences et aux tables rondes organisées dans

les établissements scolaires. La Poste prend à sa charge une partie du coût des envois postaux.

 

Le Calendrier :

 L’inscription des écoles et des établissements scolaires  se fait sur le site du Clemi du jeudi 9 janvier au samedi 8 février 2014

en deux temps  :

du jeudi 9 janvier au jeudi 23 janvier 2014 (12 h) : les enseignants réservent un maximum de 60 titres ;

du jeudi 23 janvier (12 h) au samedi 8 février 2014 : ils remplissent leur panier de titres jusqu’à épuisement des

stocks.

Moins de dix jours après l’inscription : les enseignants reçoivent un récépissé d’inscription, un dossier pédagogique

ainsi que deux affiches de la Semaine de la presse et des médias dans l’École.

 

Pour les médias (y compris les médias scolaires) , l’inscription se fera du mercredi 13 novembre au vendredi 13 décembre 2013

sur le site du CLEMI www.clemi.fr  ou directement sur http://www.presse.education.gouv.fr/inscription/