Les médias du XXIe siècle : nouvelles frontières

Cet intitulé est celui de l’édition 2011 de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai prochain. Journée qui marque également le 20e anniversaire de la Déclaration de Windhoek sur la promotion des médias indépendants et pluralistes. À cette occasion l’Association mondiale des journaux (wan-ifra) propose aux jeunes de créer une annonce.

L’Unesco veut profiter de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour demander aux états de réaffirmer leurs engagements vis-à-vis de la liberté d’expression, en particulier sur Internet. En effet, le numérique (nouvelles formes de médias, réseaux sociaux) a modifié le paysage médiatique, profondément transformé la presse, les modalités d’accès à l’information.

Parallèlement, de nouveaux obstacles à la liberté surgissent alors qu’apparaissent des inquiétudes relatives à la vie privée.  « Tout le problème », indique le document de présentation « consiste à optimiser au maximum le potentiel d’Internet et des médias numériques, sans compromettre les libertés civiles, y compris le droit à la liberté d’expression et à la protection de la vie privée. »

Et l’Unesco propose des éléments de réflexion dont ceux qui suivent relèvent directement de l’éducation aux médias :
–         « Comment développer la maîtrise de l’information et des médias des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs et leur apprendre à rechercher l’information dont ils ont besoin et à l’évaluer de façon critique ? »
–        « L’approche plus traditionnelle de l’apprentissage des médias et de la maîtrise de l’information suffira-t-elle à former les utilisateurs de manière adéquate à l’ère du numérique ? »

Un acquis toujours fragile

La liberté de la presse n’est pas acquise une fois pour toute, avancées et reculs se succèdent. Le classement annuel de Reporters sans frontières de 2010, intitulé «L’Europe tombe du piédestal, pas de répit dans les dictatures » en témoigne  .

Une rapide recherche permet de  retrouver l’évolution du classement de la France. Onzième en 2002, elle  se retrouve 35e en 2006, et 44e en 2010.  Cette même année, elle a fait son entrée dans la liste des « pays sous surveillance ».

Une annonce pour sensibiliser

Pour la Journée mondiale, Wan-ifra, l’association mondiale des journaux lance auprès des jeunes un concours pour créer une annonce en faveur de la liberté de la presse. Elle peut être créée pour n’importe quel support (papier, web…)

L’association veut faire prendre conscience aux lecteurs que « la liberté de la presse est un élément majeur dans toute démocratie et que dans certains pays les gens se font tuer lorsqu’ils travaillent à la collecte d’informations. »

Les réalisations doivent mettre en avant :
– la valeur d’une presse libre, forte et indépendante ;
– qu’il n’y a pas de démocratie sans presse libre ;
– qu’une presse libre dénonce les faits, enquête et conteste.

Quelques points forts de l’édition 2011 de la journée mondiale de la liberté de la presse :
– la remise du Prix mondial Unesco/Guillermo Cano le 3 mai à Washington. Ce prix récompense une personne une organisation ou une institution qui défend ou promeut la liberté de la presse ;
– une conférence internationale, toujours à Washington, du 1er au 3 mai sur le thème de la journée. Les débats s’axeront « sur le rôle grandissant d’Internet, l’émergence de nouveaux médias et la croissance spectaculaire des réseaux sociaux. » ;
–  le 4 mai aux siège des Nations Unies à New York, sera célébré le 20e anniversaire de la Déclaration de Windhoek (Namibie), faite deux ans avant la création de la Journée mondiale. Dans la ville d’origine, se tiendra une conférence sur l’avenir des médias en Afrique.

Source : le site de l’Unesco

Pour aller plus loin :
le site de la Journée mondiale 2011

- Le « microsite » dédié de wan-ifra

En complément, un « pearltree » avec quelques ressources.

liberté de la presse ressources