Les jeunes Français et les médias : usages et perspectives

Le journal La Croix a publié dernièrement son traditionnel « baromètre » annuel (il existe depuis 1987) sur les Français et les médias. En dehors des analyses proposées par le journal, ce sondage est intéressant par les réponses classées selon les tranches d’âge. Celles qui concernent les 18-24 ans esquissent des tendances qui devraient s’accentuer avec l’arrivée à cet âge des « digital natives ».


Pour 65 % des 18-24 ans, l’intérêt porté à l’information est « grand ». C’est 5% de moins que pour les plus de 50 ans.
Pour s’informer « En premier »  sur l’actualité nationale est internationale, les jeunes adultes choisissent à 63 % la télévision, mais Internet (19 %) représente sept points de plus que la classe d’âge immédiatement supérieure. La presse écrite vient en dernier avec 6 %. Celle-ci ne passe en troisième place derrière la télévision et la radio qu’à partir des 35-49 ans.
La question suivante s’intéresse au second choix. Là encore, la télévision se place en tête 84 %, -c’est même le pourcentage le plus élevé toutes classes d’âge confondues -, puis Internet avec 51 %, (38 % pour les 25-34). Viennent ensuite la radio (38 %), et la presse écrite (21 %).
Cet intérêt pour Internet se confirme avec les réponses à la question suivante : « Pour chacun des média suivants, diriez-vous que dans 10 ans on l’utilisera davantage ou moins que maintenant pour s’informer sur l’actualité nationale et internationale ? »
À l’item proposé : « Sites Internet d’informations gratuits » 90 % des 18-24 répondent oui (4 points de plus que les 25-34). Cet engouement pour ces sites s’accompagne d’un maintien de la télévision. 41% estime qu’on l’utilisera davantage et 48 % autant. Ces deux chiffres sont les plus élevés de toutes les classes d’âge.
Quant aux sites d’information payants, ce sont les seuls parmi les sondés à déclarer qu’on les utilisera moins (37 %) ou autant 30 %. Toutes les autres classes d’âge tablent sur davantage. La presse écrite gratuite sera davantage utilisée pour 41 % d’entre eux. La presse écrite payante, le sera moins pour 65 %. À souligner cependant que ce n’est pas le pourcentage le plus élevé, 71 %, qui, lui, est attribué par les 25-34. Les estimations pour la radio se partagent entre « autant » 43 % et « moins », 33%.

Plus de sensibilisation

À l’interrogation suivante : « {Vous arrive-t-il de lire un journal quotidien national ou régional, ou un magazine d’information générale, qu’il s’agisse de la version papier ou du site internet du journal ?} » la valeur la plus élevé (42 %) correspond à « de temps à autre » (tout comme pour la classe d’âge immédiatement supérieure (23% régulièrement, 27 % rarement  8 % jamais).
Pour soutenir le secteur de la presse écrite, les 18-24 mettent en avant « la sensibilisation des jeunes à la lecture de la presse ». Un sur deux la réclame. C’est le pourcentage le plus élevé. Il est le plus faible (20 %), par contre, lorsqu’il s’agit « d’une meilleure qualité d’information de la part des journaux et magazines ».
Le sondage propose également toute une série de sujets et demande s’ils ont été trop, assez ou pas assez traités par les médias. Les réactions des 18-24 ne se démarquent pas, sauf lorsqu’il s’agit du réchauffement climatique, 46 % de pas assez  (avec les 25-34, 47 %) et de la mise en place du revenu de solidarité active, 46 % également pour le « pas assez ».
-Compléments : lire sur le site du journal La Croix :