Unesco : « Introduction à la maîtrise de l’information, une explication »

Dans le cadre du Programme Information pour tous (PIPT, programme intergouvernemental dédié à la promotion de l’accès universel à l’information et à la connaissance),  l’Unesco vient d’éditer une brochure intitulée « Introduction à la maîtrise de l’information, une explication ».

Les auteurs de cette publication y expliquent, sans jargon, ce que l’on entend par « maîtrise de l’information ».
Le public visé est extrêmement large et va des fonctionnaires intergouvernementaux aux responsables de la gestion des ressources humaines en passant par les professionnels de l’information et les professeurs.
Cet ouvrage recense six domaines qu’il nomme : « La grande famille des  « maîtrises pour la survie » au XXIe siècle », domaines dont les éléments peuvent se parfois se chevaucher. Il s’agit de :

  1. la maîtrise fonctionnelle fondamentale ou de base des pratiques (compétences) que sont la lecture, l’écriture, l’expression orale et le calcul  ;
  2. la maîtrise de l’informatique ;
  3. la maîtrise des médias ;
  4. l’enseignement à distance et le cyberapprentissage ;
  5. la maîtrise culturelle ;
  6. la maîtrise de l’information.

Le quatrième domaine, la maîtrise des médias (Media Literacy en anglais) est aussi nommé, « initiation ou éducation aux médias ». Les auteurs soulignent que ce concept, très large, va « de la possession des connaissances nécessaires à l’utilisation de technologies médiatiques anciennes et nouvelles au fait de conserver une distance critique par rapport aux contenus médiatiques, à une époque où les médias constituent une des plus grandes forces à l’œuvre dans la société ».

« Un périple pour la vie »

Après avoir rappelé la relation étroite entre éducation aux médias, citoyenneté et démocratie, ils énumèrent les trois éléments de l’initiation aux médias définis par les chercheurs :

  • l’accès aux médias
  • la compréhension des médias
  • la création/expression à l’aide des médias.

À propos du sixième item, la maîtrise de l’information, ils mettent l’accent sur  le fait que son apprentissage doit être présent tout au long de la vie, elle  « ne doit pas être considérée comme une réalité isolée, comme un obscur sujet technique que l’on pourrait apprendre puis oublier. Cette maîtrise ne doit pas être considérée non plus comme une réalité ponctuelle, le dernier barreau d’une échelle de l’apprentissage que l’on atteindrait en grimpant cette échelle pour ensuite se reposer sur ses lauriers, satisfait d’avoir réalisé un objectif personnel. Au contraire, il n’y a pas de « limite supérieure » à cette maîtrise, qui est en fait un continuum, qui s’apparente davantage à un périple que l’on entreprend pour la vie. »
La publication est disponible en ligne.