Débuter des actions de presse à l’école

Il n’est pas facile de concilier l’activité habituelle d’une rédaction de terrain et la réponse aux demandes du monde éducatif. Les quotidiens régionaux ont cependant trouvé des solutions qui permettent une inscription à l’agenda.

La première approche passe par les enseignants qui font une démarche vers le journal. Porteurs de communiqués associatifs ou syndicaux, annonciateurs d’événements, ils sont souvent passionnés par le fonctionnement de la presse. Au journaliste de ne pas les décevoir. Il faut, à l’occasion, distraire un peu de son temps et présenter la rédaction et son fonctionnement.
Les démarches de communication éducative menées par le directeur d’école ou le chef d’établissement sont maintenant assez fréquentes. La demande de couverture d’une manifestation est alors explicite. Il est possible et utile de conseiller utilement les responsables en les aidant à distinguer information et publicité et à planifier leurs actions. Un petit stage d’initiation aux médias à l’intention des chefs d’établissement peut se mettre en place avec le délégué Arpej.
La plupart des journaux de la PQR ont un service de visites qui accueille un très grand nombre de scolaires. Ces visites de l’imprimerie sont planifiées par un secrétariat qui peut vous transmettre la liste des établissements concernés. À la rentrée, vous pourrez contacter les enseignants qui ont manifesté leur intérêt pour votre titre.
Dans certains journaux, le chef d’agence s’arrange pour accueillir le groupe avant la visite, avec photo des élèves devant les rotatives, pour une parution dans l’édition.
Les inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) peuvent être sollicités pour vous désigner les instituteurs et professeurs des écoles qui veulent travailler avec le journal. Pour le secondaire, on peut faire appel, via le délégué Arpej, aux inspecteurs pédagogiques régionaux (IPR). Les stages académiques sur les médias, organisés par le CLEMI ou les IPR, sont également une source intéressante.
Dans les académies, le Clemi a créé un réseau de professeurs-animateurs qui peuvent mettre en contact un journaliste et des enseignants intéressés. Les jeunes professeurs en stage des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) sont souvent très désireux de s’initier à la presse à l’école. Ils participent activement à la semaine de la presse. Même s’ils ne restent en poste qu’un an localement, ils apportent tout le dynamisme de leur jeunesse et d’excellentes idées d’animation.

Recourir aux réseaux

Bien des journalistes hésitent à se lancer dans la presse à l’école, de peur qu’une demande en entraînant une autre, la rédaction soit rapidement submergée et obligée d’annuler des opérations. Cette crainte n’est pas vaine : il suffit de compter le nombre des inscrits à la semaine de la presse, dans n’importe quel journal, pour constater qu’il est matériellement impossible d’envoyer un journaliste dans chaque classe. La solution est de recourir à des réseaux relais.
Le Clemi est le plus connu, mais il en existe d’autres. L’Office central de la coopération à l’école (OCCE) s’efforce de rendre les élèves autonomes en les plaçant en situation de responsabilité. Il est à l’origine de clubs journaux.
La Ligue française de l’enseignement gère les Fédérations d’associations laïques (FAL) dans chaque département. Elle soutient notamment des actions de lutte contre l’illettrisme et participe activement à l’opération « Lire et faire lire » où il est aussi possible de faire lire des journaux.
Les Francas travaillent également sur la lecture. Ils ont mis au point un fichier de 120 activités avec la presse qui peut être utile. Les centres d’entraînement aux méthodes actives (CEMEA) peuvent également intégrer la presse à leurs actions sur la lecture.
Les associations régionales des œuvres de vacances de l’Éducation nationale (AROEVEN) sont présidées par l’inspecteur d’Académie dans chaque département. Elles sont notamment animées par des conseillers d’éducation et des conseillers principaux.
Les associations des pupilles de l’Éducation nationale ont diverses actions d’animation. Les directions diocésaines de l’enseignement catholique ont des programmes d’éducation aux médias ; les parents d’élèves de l’union nationale des associations des parents de l’enseignement libre (UNAPEL) s’y associent étroitement.