Le traitement de l’information internationale

Même si son nom comporte le mot « régional », la PQR traite de l’actualité du monde entier. Quelques précisions sur cette facette de vos quotidiens.

Cartes. — Rien de mieux qu’une carte pour situer un événement et, parfois, pour expliquer un conflit. Les agences proposent des cartes aux journaux. Certains régionaux disposent d’un service qui réalise des cartes ou des infographies de façon autonome et adaptée au traitement du sujet.

Correspondants à l’étranger. — Journalistes en poste dans des grandes villes du monde, ils travaillent à la demande pour un ou plusieurs médias ou leur font des propositions. Ils apportent leur regard sur la situation dans la zone de leur compétence.

Dépêches d’agences. — Écrites pas des journalistes professionnels situés dans les pays concernés, ces dépêches constituent la source principale des journaux. Les quotidiens régionaux sont tous abonnés à l’AFP, Agence France Presse. Mais ils complètent parfois avec Reuters ou Associated Press.

Documentation. — Les journalistes cherchent de la documentation dans leurs réseaux, sur Internet, dans les archives du journal et dans leurs dossiers. De grands régionaux sont aussi dotés d’un service spécialisé.

Envoyés spéciaux. — Ce sont des journalistes du quotidien régional, envoyés ponctuellement en reportage, pour couvrir un événement hors de la zone du journal.

Grands reporters. — Certaines rédactions donnent à un ou des journalistes le titre de « grand reporter ». Spécialistes du reportage, ils couvrent des sujets hors de France mais aussi, et dans les régionaux, surtout, des sujets de proximité.

Hiérarchisation. — Les événements ont-ils un impact sur la marche du monde ? Sur la vie des lecteurs ? Le sujet va-t-il intéresser au-delà du cercle des initiés ? Comment rendre « proche » ce qui apparaît « lointain » ? Comment rendre « intéressant » ce que nous jugeons « important » ? La hiérarchisation de l’information est au cœur du métier des journalistes. Elle est en débat permanent dans les rédactions, sous l’arbitrage du rédacteur en chef.

Internet. — Les journalistes se méfient des messages qui circulent sur la toile. Ils veulent connaître précisément qui s’exprime, à partir de quelles données. Ils privilégient donc les sites de médias reconnus (celui de la BBC par exemple) qui donnent des informations vérifiées. Ceux-ci peuvent compléter les infos données par des agences de presse.

Langue. — Les documents reçus par les journalistes sont en français, et plus rarement, en anglais. En reportage, les envoyés spéciaux peuvent faire appel à des interprètes.

Objectivité. — Souvent réclamée par les lecteurs, l’objectivité est rarement revendiquée par les journalistes. Car ils savent qu’elle est un « objectif »… inaccessible. Même l’historien, qui dispose du temps, de la distance et de plus de documents, n’ose y prétendre, il vise la compétence et l’honnêteté. Ainsi du journaliste, qui assume sa part de subjectivité.

Photo. — Les agences de presse et les agences de photos proposent, en continu et en archives, des images utilisables par les journaux. Elles se paient à l’unité, sauf si le journal est abonné à l’agence.

Secrétaires de rédaction. — Journalistes « assis », ils sont chargés de recevoir et de sélectionner les nouvelles nationales et internationales. Ils mettent en forme les sujets choisis, les éclairent, proposent la mise en page des textes et images. Ils partent parfois en reportage, cela dépend des journaux et de leurs moyens.

Témoignages proches. — Votre quotidien régional connaît bien les associations locales. Il peut ainsi donner la parole à des personnes qui éclaireront, enrichiront les sujets internationaux.

Patrick La Prairie