Des propositions pour une loi sur l’indépendance des médias

Réunis pour la première fois depuis quinze ans, cinq syndicats de journalistes  (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC et SJ-FO) ont choisi un mot d’ordre : « Une information malade, c’est une démocratie en danger ». Le 4 octobre dernier, ils ont organisé un rassemblement de journalistes et de citoyens  et une soirée de débats.

Également présents, le forum des sociétés de journalistes (SDJ), créé il y a trois ans,  et la fédération européenne des journalistes (280 000 journalistes dans trente pays) ont  apporté leur soutien.  Cette dernière a  souligné : « Partout en Europe, les journalistes sont confrontés à des problèmes similaires, pressions économiques et politiques, marchandisation de l’information, autocensure, précarité, non respect du principe de protection des sources… » (1).
De son côté, le forum souhaite qu’ « une modernisation législative des textes encadrant les médias soit lancée » (1).
À l’issue de la soirée, les syndicats ont présenté des propositions pour qu’une loi garantisse l’indépendance juridique des rédactions.
« Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes »  ce préambule de la Déclaration des devoirs et des droits de journalistes (Munich 1971)  figure à la Une de la plaquette qui détaille les propositions de modifications législatives.
Par ailleurs, la fédération européenne des journalistes appelle à une journée d’action commune intitulée « Stand up for journalism » (« Debout pour le journalisme »). Une manifestation devrait être organisée le 5 novembre, à Paris, devant l’Assemblée nationale.
(1) Citations reprises dans l’article « Les journalistes soucieux de leur indépendance » publié le 6 octobre dans lemonde.fr.