Comment former les jeunes citoyens à la lecture de la presse? La question fut posée, dès les années soixante, par des professeurs et des journalistes. À l’époque, il était interdit de faire entrer le moindre journal dans un établissement scolaire. Quelques pionniers, dont, en Aquitaine, René La Borderie, directeur du centre pédagogique de Bordeaux (CRDP) jouèrent les francs-tireurs avec des professeurs bénévoles. En 1970, la première action officielle autorisée allait naître à Clermont-Ferrand. « La France face à l’avenir » associait le journal La Montagne, la télévision et la radio régionales pour fournir chaque semaine des documents pédagogiques aux enseignants. Cela n’empêchait pas des enseignants courageux et un peu frondeurs (à la veille de Mai 68…) de se faire sanctionner pour avoir introduit des quotidiens à l’école. Également en 1970, Ouest-France stigmatise ce problème lors d’un premier colloque national à Rennes.
Cartes. — Rien de mieux qu’une carte pour situer un événement et, parfois, pour expliquer un conflit. Les agences proposent des cartes aux journaux. Certains régionaux disposent d’un service qui réalise des cartes ou des infographies de façon autonome et adaptée au traitement du sujet.
Correspondants à l’étranger. — Journalistes en poste dans des grandes villes du monde, ils travaillent à la demande pour un ou plusieurs médias ou leur font des propositions. Ils apportent leur regard sur la situation dans la zone de leur compétence.
Sources. — Rechercher, à partir de la lecture des articles, les sources de l’information dans les sujets internationaux.
Météo. — Observer la présentation cartographiée de l’information météo, à partir d’un jeu de plusieurs titres différents.
Points de vue étrangers. — Demander des journaux étrangers (via les ambassades ou à partir des sites Internet des journaux) et rechercher leurs « points de vue » sur un même sujet international.