2006 année noire pour la liberté de la presse

3 mai : Journée mondiale de la Liberté de la presse. À cette occasion différentes organisations dressent le bilan de l’année écoulée. Tous sont unanimes, celui de 2006 est particulièrement mauvais. Seule 18 % de la population mondiale profite d’une presse libre. Selon Reporters sans frontières, la France se classe trente-cinquième.

La Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, le 3 mai, marque l’anniversaire de la Déclaration de Windhoek en 1991, une déclaration de principes appelant à une presse libre, indépendante et pluraliste dans le
monde. Elle est devenue une journée visant à sensibiliser le public aux problèmes liés à la liberté de la presse dans le monde entier, et à honorer les sacrifices consentis par les médias et les journalistes indépendants pour que la société dans laquelle ils vivent reste informée.
Les chiffres diffèrent selon l’acception plus ou moins large du métier de journaliste et des circonstances de la mort, mais RSF (Reporters sans frontières), l’IPI (Institut International de la Presse), et la FIJ (Fédération internationale des journalistes) sont d’accord sur un point, 2006 est une des pires années. Avec 24 journalistes, cinq collaborateurs tués, 125 journalistes et 65 cyberdissidents emprisonnés, le début de 2007 n’est guère encourageant.
Dans la préface du rapport annuel de RSF (disponible sur rsf.org, Robert Ménard écrit : «Au-delà des chiffres inquiétants – ils atteignent de records- concernant notamment les journalistes tués ou emprisonnés, Reporters sans frontières veut tirer la sonnette d’alarme au terme d’une année 2006 marquée par le peu d’ambition et parfois même le renoncement des pays démocratiques à défendre partout les valeurs qu’ils sont censés incarner. »

Un dossier et un numéro spécial du journal des enfants

À l’occasion de cette journée, l’AMJ (Association Mondiale des Journaux) a publié un manifeste en sept points qui appelle les gouvernements du monde entier à prendre des mesures spécifiques pour protéger la liberté de la presse face au renforcement croissant des mesures anti terroristes.
Sur ce même site, l’AMJ propose un dossier composé d’interview, d’articles, d’essais, d’infographies, de dessins, de vidéos et d’autres informations.
Pour la dernière semaine de la presse à l’école en mars dernier, l’ARPEJ, associée au journal des Enfants et à  Reporters sans frontières, a publié des témoignages d’enfants de journalistes emprisonnés ou menacés dans une double page spéciale « Libérez mon papa ».